Faisceau des inquisitions
Faisceau des inquisitions, ou pourparlers sibyllins, écharpe au cou des pendaisons ou hurlement des infamies, quand de poteau en piquet, les couperets de l’indécence défient le silence des abdications.
Ce cri dans la nuit est bien celui d’un incendie, quand les poutres écarlates jaillissent du front des révoltés.
Parjures ou respect du serment, trahisons sauvages dans l’espace hybride des articulations, souffle rauque ou murmure des abyssins. Qui détruit ou provoque, qui arpente le désir comme on dépièce un ennemi.
L’ermite a jeté son chapeau aux orties des lapidations, il contemple le sillon tracé par le désastre, compte sur les doigts de la méfiance le nombre mystère de l’apocalypse.
Le rocher qui l’abrite a des relents de parodie, des reflets mordorés dans l’épisode de la disparition. Il sollicite le temps pour museler l’immensité. Claque sur sol les résonances du caillou, arrache au solstice son illusion magenta !
Pourpre est ta langue, quand elle charrie les mots qui cisaillent la raison. Rouge sang est ce fleuve des convois maléfiques. D’étranges processions ondulent sur le refus, et le tombereau de l’infini heurte les murailles de la prison.
Un jour arrivera, s’il n’est pas déjà là, où les peuples chassés de la vie, viendront mourir en bande pour donner aux vents l’effluve de l’insensé.
L’ours se frappe le torse, comme un tambourin magique, d’où naissent les échos de la perte et le filet de voix des innocents honnis.
Je pourrai à nouveau, errer dans le cimetière des avanies et battre du regard les nudités féroces de la vengeance.
Explorer les corps chardons, caresser la tresse nouée autour des libertés.
Pour une géographie des atrocités de l’Histoire. Pour une tromperie distillée en manteaux de cuivre. En souvenir des catacombes dorées et des oubliettes parsemées de cicatrices.
Allez, Saltimbanque de l’indocilité, efface de la mémoire des chaînes le scintillement de l’anneau et son sourire incandescent !